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Le roman
Mon jour noir intime
À partir de 16 ansThriller psychologiquePremier roman
« Il a peut-être lu chaque mot qu'elle a écrit. »
Résumé
Depuis la mort brutale de son père, Agatha, lycéenne en première, n'a plus qu'un confident : son journal intime. Elle y déverse tout — ses peines, ses secrets, sa vie quotidienne.
Mais sa ville est frappée par une série de meurtres inexpliqués. Et ce qu'Agatha ignore, c'est que le tueur la connaît peut-être mieux qu'elle ne le croit. Son journal intime est peut-être sa seule vérité. Il pourrait aussi être sa condamnation.
Un thriller psychologique court et intense — à lire en une soirée.
Suivez Claudia et le pouvoir du prisme à travers huit tomes d'aventures, d'amitié et de magie. Voici le résumé de chacun.
Tome 1
Claudia et le Secret de l'Arc-en-Ciel
Claudia a dix ans. Elle vit dans un château magique, entourée de huit amies extraordinaires : Azura contrôle l'eau, Flamme maîtrise le feu, Alba vole dans les airs… Claudia, elle, n'a aucun pouvoir. Mais quand un arc-en-ciel déchire le ciel et qu'une prophétie refait surface, tout va changer. Car peut-être que le plus grand des pouvoirs… est celui qu'on ne voit pas.
Claudia croyait que tout était terminé. Mais une voix murmure dans la fissure : « Ce n'est pas fini… » Un éclat de cristal les guide vers un royaume entièrement gris, où personne ne se souvient de rien — ni des couleurs, ni des rires, ni même de son propre nom. Qui est le mystérieux Collectionneur Gris ? Pour le découvrir, Claudia devra regarder en elle-même.
Quelque chose rugit dans la nuit, très loin, dans le Royaume des Flammes. Des tulipes qui renaissent en boucle, un vieil homme qui rajeunit, un village bloqué dans le même mardi… Quelqu'un s'est réveillé. Elle s'appelle Lyra — et elle n'est pas un monstre, elle est juste perdue. Pour la trouver, Claudia et ses amies devront traverser les Portes du Temps.
Le Dragon Écarlate s'éteint : chaque nuit, quelqu'un lui vole un peu de sa flamme. Cette fois, la chaleur du Royaume des Flammes ne laisse passer qu'une seule personne : Flamme. Pour la première fois, elle devra partir seule. Là-bas l'attendent une Reine méfiante, une petite dragonne abandonnée, et un mystérieux Voleur d'Âmes qui erre depuis quatre cents ans.
Azura voit toujours tout avant les autres. Mais depuis quelque temps, son propre reflet… est en retard. Quand des silhouettes de verre fissuré sortent des miroirs, Claudia et ses amies découvrent le Royaume des Reflets. Une seule personne peut y entrer sans se perdre. Cette fois, c'est à Azura de partir seule — et de se regarder, vraiment, en face.
À venir
Tome 6
Claudia et le Royaume des Murmures
Rosalie a toujours le mot juste. Mais un matin, à Auralys, les émotions des gens commencent à se détacher d'eux — un rire qui cache un chagrin, une peur qui n'appartient à personne. Avec Claudia, Rosalie part vers la Vallée des Murmures. Et là, elle va devoir dire à voix haute ce qu'elle n'a jamais osé avouer.
À venir
Tome 7
Violette et le Cercle des Sept Reliures
Violette sait tout. Ou presque : elle a lu tous les livres de la bibliothèque d'Auralys, mais n'a jamais vécu une histoire bien à elle. Jusqu'au jour où elle découvre une porte qu'on lui avait dit de ne jamais ouvrir. Derrière : une bibliothèque oubliée, un livre qui garde enfermée une partie de l'Effaceur… et six autres portes, ailleurs dans Luméria.
À venir
Tome 8 · Final
Claudia et l'Arc-en-Ciel Retrouvé
Tout a commencé avec une porte. Tout se termine avec un arc-en-ciel. Le Cercle des Sept Reliures s'effondre, et une présence ancienne se reforme lentement. Les neuf princesses devront se séparer, traverser tout Luméria, et redécouvrir ce qu'elles ont appris d'elles-mêmes. Car pour tout sauver, il faudra se souvenir, comprendre, et choisir d'aimer ce qui fait le plus peur.
Alexandre Gedda est un auteur français. Mon jour noir intime est son premier roman — un thriller psychologique court et intense.
Il écrit pour tous les âges : d'un côté des récits sombres pour les grands, de l'autre la saga jeunesse Prisma, pleine de magie et d'amitié. Une même envie à chaque fois : raconter des histoires dont on ne ressort pas tout à fait le même.
D'autres livres sont déjà en préparation.
— Alexandre Gedda
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Premières pages
Extraits à lire
Mon jour noir intime — Chapitre 1
Memento mori…
Cher Journal,
Voilà maintenant un an que papa est mort et que nous habitons là, maman, Sulky (le Berger Allemand que papa m’avait offert pour mon anniversaire il y a 4 ans) et moi. Je n’aime pas trop notre maison, je la trouve grande, froide et insipide. Peut-être parce que la seule chose qu’elle nous offre c’est une large véranda, qui abrite une multitude d’espèces végétales aux couleurs tropicales qui se termine sur une cuisine tout équipée à faire pâlir Maïté ! Un grand séjour digne de faire partie du jeu de détective « CLUEDO » dessert directement sur une cheminée ornée d’un pelage de cendres où certains sorciers s’y plairaient bien !
Mais l’envers du décor commence au premier étage, sur le côté gauche, vous pouvez observer deux portes, et oui il s’agit de la chambre de maman et de la mienne ! Sur votre droite, deux autres portes, une grande salle de bain avec s’il vous plaît, une douche digne des centres de thalasso, une baignoire ronde avec marches et jet de bulles pour les massages. Un large et grand miroir traverse cette pièce, même si tu veux éviter ton propre reflet tu n’peux pas ! La seconde porte quant à elle, je ne m’attarderai pas dessus, c’est un placard, un débarras, plusieurs choses qui appartenaient à papa. Le clou du spectacle est un plafond tout blanc par lequel dépasse une ficelle noire ! On ne peut pas la rater. Oui, il s’agit du grenier. Bizarrement j’aime cette pièce, je n’aime pas ma maison mais j’aime cette pièce. Sombre, froide, sale, maculée de traces de toutes sortes, les insectes s’y plaisent bien apparemment ! Des cartons empilés les uns sur les autres, des journaux inutiles remontant à des dates plus qu’antérieures, des outils, des vêtements, bref de la merde quoi. Et pourtant j’y suis à mon aise. Je me sens reposée, calme, sereine, détendue et je pense. Je réfléchis.
Voilà en gros ma maison, mon chez moi. Et par conséquent, ma maison a aussi son pied à terre ! C’est notre jardin ! Nous habitons en campagne mais pas trop loin de la ville. C’est sûr c’est beau : il y des fleurs de toutes les couleurs (mes préférées ce sont les orchidées mais chut c’est un secret !), on a des arbres à fruits, ça c’est le pied ! Quelle gourmande je suis ! Cerises, pommes, pêches, abricots et ceux dont je raffole ce sont les mirabelles. Humm !
Nous avons un grand jardin dans lequel j’adore jouer avec Sulky, mon chien. C’est mon meilleur ami, il était avec moi quand papa nous a quittées, il ne m’a jamais laissé tomber. Enfin bref, passons. Mais malgré ça, j’ai beaucoup de mal à m’y habituer. Heureusement que je me suis fait de nouveaux amis ! Ils passent souvent à la maison pour jouer à la console, regarder la télé, on aime beaucoup les jeux de société aussi, mais ce qu’on préfère le plus c’est parler. Oui parler. De tout, de rien, de plein de choses en fait. Cela nous permet d’avoir une autre vision des choses, d’apprendre, de se souvenir, d’interpréter ou de se moquer ! J’adore mes amis mais je ne peux m’empêcher de me sentir supérieure dans certaines situations. Je me sens obligée de me mettre à leur niveau, rien de méchant dans ce que je dis cher journal, ne te vexe pas, mais c’est comme ça. Ce qui nous est arrivé m’a changée pour le restant de mes jours. Je suis marquée. Je ne suis pas l’élue.
Nous sommes tous au lycée, en classe de première. L’école me plaît bien, oui, oui tu as bien compris cher journal, j’aime l’école ! Je m’y sens mieux que chez moi en tout cas. Il y a toujours des profs qui nous énervent ou ne nous donnent pas envie d’apprendre mais l’ambiance générale est très agréable. C’est un peu comme une énorme famille, on connaît presque tout le monde mais on ne parle qu’à ceux que l’on connaît déjà. Le lycée est assez grand, trois bâtiments à trois étages se succèdent en formant un arc de cercle avec au centre une large cour de récré, un terrain de basket (qui sert surtout de cachette aux fumeurs !) et le gymnase qui n’est pas très loin. Logique !
Dès que j’ai du temps libre, je le passe à la bibliothèque de l’école. C’est un lieu calme, paisible et plein d’histoires ! Je lis beaucoup c’est vrai, je ne peux concevoir la vie sans aventures, émotions, sentiments. Les romans policiers c’est le must ! Du suspense, de l’action et du sang. Mais ce qui est pénible dans tout cela (et oui il y a bien quelque chose qui m’emmerde dans la scolarité), ce sont les devoirs. M’en branle des devoirs ! Quelle prise de tête ouais ! Je suis une excellente élève, j’ai les meilleures notes de ma classe, je suis plus qu’assidue en cours, je devrais être dispensée de devoirs. C’est une perte de temps. Ils ne méritent même pas de m’avoir dans leur école. Bande de cons.
A table !
Ah, c’est maman qui m’appelle, ça tombe bien, j’ai une faim de loup !
A bientôt cher journal, j’espère que tu ne t’ennuieras pas trop sans moi.
Bisous. Ta confidente.
Et voilà ! Sulky a encore mordu dans mon journal, c’est plein de bave, c’est dégoûtant. Maman est une mère parfaite, attentionnée, douce, gentille, elle sent bon, elle m’apporte toujours des jus de fruits quand je suis sur le canapé devant la téloche ou bien elle m’apporte un sandwich au Nutella, délicieux ! Elle est géniale quoi ! C’est la meilleure des mamans. Maman je t’aime. Mais depuis la mort de papa, maman n’est plus la même, je le vois bien, elle pleure souvent, n’a pas toujours le sourire aux lèvres ou bien elle prétexte une migraine et va se coucher.
C’est une jolie femme, elle s’habille très chic avec des tailleurs sobres en général, elle est brune cheveux mi-longs toujours en queue de cheval (ça lui va bien), yeux bleus, de belles jambes (mais des jambes lourdes comme elle me dit souvent). Son visage poupin lui donne un teint frais et coloré mais avec un air maussade. Quand elle rentre du travail, en général tard, elle vient me voir, m’embrasse et file immédiatement dans les bras de Morphée. Quel veinard ! Ma mère travaille dans une agence de pub.
Je n’aime pas la pub, il y en a trop, beaucoup trop. On est régis par la pub. A la radio, à la télé, sur internet, dans les magazines enfin de partout. C’est un vrai fléau, une maladie que l’on devrait éradiquer à coup de bombes atomiques, ouais, on devrait en faire un génocide, mais cette bombe ne détruirait que les publicités sous n’importe quelle forme. Je suis morte de rire. Bref passons. Ma maman est fatiguée moralement et ça me rend triste de la voir comme ça. Ce serait bien si elle pouvait rencontrer quelqu’un, oui, un type sérieux. Mais je ne pense pas sincèrement qu’elle veuille refaire sa vie. Ça fait déjà un an qu’elle est toute seule, je me doute bien de son non désir de rencontrer un autre homme. Mais elle serait probablement plus heureuse et plus souriante. Pourquoi il a fallu que ça lui arrive à elle ? Qu’a-t-elle bien pu faire au bon Dieu pour mériter un tel destin ? Quelle est notre place aujourd’hui sur Terre ? Comment concevoir notre avenir ? Dans quel bordel vivons-nous ! Maman me dit toujours d’aller de l’avant, de positiver et que la roue tourne mais bon elle a plus de sagesse que moi ! Je sais maintenant qu’il ne faut pas s’attendre à grand-chose de la vie si ce n’est de la croquer à pleine dents et d’en profiter un max. Et puis de toute façon qu’est-ce que la douleur physique à côté du bonheur de l’âme ! La vie est une métaphore, une énigme pour elle-même. Mort de rire, je philosophe maintenant ! J’ai l’impression d’être une vieille personne des fois, vu mon raisonnement. J’me sens si seule ces temps-ci, mais je t’ai rien que pour moi cher journal !
Quand je repense de temps à autre à ce qui nous est arrivé ; papa, maman, moi, ma famille. Nous sommes obligés de vivre avec, c’est comme ça. Mais bon Dieu ! Pourquoi le destin s’acharne-t-il sur certaines personnes plus que d’autres ? Que nous est-il arrivé ? Je ne l’ai pas vu venir, d’un seul coup ! Ouais c’est ça, d’un seul coup ! Putain ! On n’avait rien demandé à personne nous. La vie nous baladait, nous trimbalait. En fait c’est elle qui décide, c’est elle la patronne. Je ne suis que sa messagère. Ouais tu parles ! Son pion devrais-je dire. Je tremble, j’ai le souffle coupé, je suis énervée. Détends-toi ma belle, détends-toi. Il est impossible de revenir en arrière, il est parti, nous sommes tous condamnés.
Bon j’allume la téloche histoire de me détendre et de m’oublier dans les bras de MORPHEE. Ah, ma série préférée qui commence ! C’est NCIS, j’adore ! Les personnages sont hilarants, peu communs mais tellement attachants. Et la musique du générique, elle tue ! Enfin façon de parler. J’aime beaucoup la gothique, elle est déjantée et mystérieuse un peu comme moi ! Et oui j’me la pète ! C’est terrible quand même la façon dont les scénaristes trouvent leurs idées ! C’est génial, j’aimerais bien être actrice, me mettre dans n’importe quelle situation, me glisser dans la peau de personnages aussi dingues, posés, excentriques, tristes ou morbides que ne l’est l’histoire en elle-même. Hollywood me voilà, j’arrive ! C’est bien beau de rêver mais la réalité dépasse la fiction, malheureusement. C’est bien gentil tout ça mais j’ai les yeux qui picotent, je baille, bon d’accord je vais me coucher. Mais j’n’ai pas fini l’épisode ! Tant pis, l’appel du dodo !
Réveille-toi ma grande, il est l’heure, il est temps, il est temps d’en finir, il est temps de souffrir, il est temps de mourir.
« I'll find my way through night and day
'Cause I know I just can't stay here in heaven. »
Quelle est cette musique ? D’où provient-elle ? De ma chambre ?! J’ai froid tout d’un coup, je tremble, j’ai peur, je pleure. Mon chien aboie, mais quel est ce bruit étrange, un bruit de fond, un bruit sourd, c’est dans les murs, le plafond, les armoires, mon dieu c’est de partout. Mon placard ! Mon placard s’ouvre et grince, quel bruit affreux, je vois une ombre, oui, une ombre noire qui sort de mon placard. Cette chose aux yeux rouges perçants titube en avançant vers moi, elle a de longs bras, de longues jambes, elle se tient debout comme un humain mais... Au secours, AU SECOURS, MAMAN !!!!!
Le soleil venait à peine de se lever sur le royaume de Luméria.
Les premiers rayons du matin glissaient sur les tours blanches du château royal, faisaient scintiller les vitraux colorés et illuminaient les immenses jardins qui entouraient la forteresse.
Tout semblait calme.
Paisible.
Parfait.
Et pourtant...
Dans une chambre située au sommet de la plus haute tour, quelqu'un était déjà réveillé depuis longtemps.
Cette personne s'appelait Claudia.
Et elle s'ennuyait.
Terriblement.
La jeune princesse était assise sur le rebord de sa fenêtre, les jambes dans le vide.
Elle observait les montagnes au loin.
Les forêts.
Les rivières.
Les oiseaux qui traversaient le ciel.
Puis elle poussa un long soupir.
— Encore une journée normale...
Elle laissa tomber sa tête contre le mur.
— C'est vraiment injuste.
Cette phrase, Claudia la répétait souvent.
Très souvent.
Parce que Claudia avait un problème.
Un problème qui la suivait depuis toujours.
Un problème dont personne ne semblait vraiment comprendre l'importance.
Elle n'avait aucun pouvoir magique.
Aucun.
Pas le moindre.
Pour beaucoup de personnes, cela n'aurait rien eu de dramatique.
Mais Claudia n'était pas n'importe quelle enfant.
Elle vivait dans un monde où les légendes, la magie et les histoires extraordinaires occupaient une place importante.
Depuis sa naissance, elle entendait parler de héros capables d'accomplir des exploits incroyables.
De sorciers maîtrisant les éléments.
De créatures fantastiques cachées dans des royaumes lointains.
De gardiens protégeant des trésors magiques.
Et surtout...
Elle entendait parler des Huit Couleurs.
Les anciennes légendes racontaient qu'il existait autrefois des gardiennes capables de maîtriser les pouvoirs de l'arc-en-ciel.
Certaines personnes pensaient que ce n'étaient que des histoires.
D'autres affirmaient qu'elles avaient réellement existé.
Claudia adorait ces récits.
Elle pouvait les écouter pendant des heures.
Mais chaque fois qu'une histoire se terminait, la même pensée revenait.
Pourquoi pas moi ?
Pourquoi les héros avaient-ils toujours des pouvoirs extraordinaires ?
Pourquoi les aventuriers vivaient-ils des choses incroyables ?
Et pourquoi elle devait passer ses journées à apprendre la danse, l'étiquette, l'histoire du royaume et la manière correcte de tenir une cuillère pendant les banquets officiels ?
Elle poussa un nouveau soupir.
— Je suis certaine qu'il existe des aventures beaucoup plus intéressantes que les banquets.
— Par exemple ?
demanda une voix derrière elle.
Claudia sursauta.
Elle se retourna brusquement.
Sa mère se tenait dans l'encadrement de la porte.
La reine Isabelle souriait.
Comme toujours.
La reine avait de longs cheveux bruns et des yeux remplis de douceur.
Elle savait presque toujours ce que sa fille pensait avant même qu'elle ouvre la bouche.
— Tu m'as fait peur !
s'exclama Claudia.
— Une future aventurière qui a peur de sa propre mère ?
— Ce n'est pas pareil.
La reine s'approcha.
— Alors, à quoi pensais-tu ?
Claudia hésita.
Puis répondit :
— Aux pouvoirs.
La reine sourit immédiatement.
— Encore ?
— Toujours.
— Claudia...
— Je sais.
Je sais.
Je sais.
"Les vrais héros n'ont pas besoin de magie."
La reine éclata de rire.
— C'est exactement ce que j'allais dire.
— Je le savais.
— Parce que c'est vrai.
Claudia leva les yeux au ciel.
— C'est facile à dire.
— Pourquoi ?
— Parce que dans les histoires, tout le monde finit toujours par découvrir un pouvoir caché.
La reine s'assit à côté d'elle.
— Pas tout le monde.
— Presque tout le monde.
— Et si ton plus grand pouvoir était autre chose ?
Claudia fronça les sourcils.
— Comme quoi ?
— Ton imagination.
La princesse fit une grimace.
— Ce n'est pas un vrai pouvoir.
— Tu serais surprise.
La reine lui déposa un baiser sur le front.
Puis elle se leva.
— Ton père t'attend pour le petit-déjeuner.
— Il va encore parler des règles royales ?
— Probablement.
— Oh non...
— Courage.
La reine lui adressa un clin d'œil avant de quitter la chambre.
Claudia resta seule quelques instants.
Puis elle regarda de nouveau le ciel.
Et malgré elle...
Elle sourit.
Parce qu'au fond, sa mère avait peut-être raison.
Claudia possédait une imagination extraordinaire.
Lorsqu'elle rêvait, le monde entier devenait différent.
Les nuages se transformaient en navires volants.
Les oiseaux devenaient des messagers secrets.
Les montagnes cachaient des royaumes oubliés.
Et les arcs-en-ciel...
Les arcs-en-ciel étaient toujours des portes vers l'aventure.
Une heure plus tard, Claudia traversait les jardins du château.
Le petit-déjeuner était terminé.
Comme prévu, son père avait parlé de diplomatie.
De gestion du royaume.
De responsabilité.
De devoirs royaux.
Des sujets importants.
Très importants.
Mais pas très passionnants pour une princesse de dix ans.
La jeune fille avançait sur un petit sentier bordé de fleurs.
Les jardiniers travaillaient déjà.
Des papillons voletaient autour des massifs colorés.
Une douce odeur de roses flottait dans l'air.
Tout semblait normal.
Jusqu'à ce qu'un mouvement attire son attention.
Quelque chose brillait près de la grande fontaine.
Claudia s'approcha.
Un petit oiseau était posé sur le bord de l'eau.
Un magnifique oiseau bleu aux plumes éclatantes.
Elle ne l'avait jamais vu auparavant.
L'animal semblait l'observer.
Comme s'il l'attendait.
— Bonjour.
dit Claudia.
L'oiseau pencha la tête.
Puis il poussa un petit cri.
— Tu es perdu ?
L'oiseau s'envola.
Mais au lieu de partir...
Il effectua un cercle autour de Claudia.
Puis un deuxième.
Puis un troisième.
Comme s'il essayait de lui montrer quelque chose.
— Qu'est-ce que tu fais ?
demanda la princesse.
L'oiseau repartit soudain vers les jardins.
Puis s'arrêta plus loin.
Et regarda derrière lui.
Comme s'il l'invitait à le suivre.
Claudia hésita.
Puis son sourire apparut.
Le sourire qu'elle avait chaque fois qu'une aventure semblait commencer.
— D'accord.
Je te suis.
Elle se mit à courir.
L'oiseau bleu traversa plusieurs allées.
Contourna une haie.
Passa derrière une statue.
Puis continua jusqu'à la partie la plus ancienne du jardin royal.
Un endroit où Claudia venait rarement.
Les arbres y étaient immenses.
Les fleurs plus sauvages.
Et les visiteurs presque inexistants.
Finalement, l'oiseau se posa sur une vieille pierre recouverte de mousse.
Puis il s'envola.
Cette fois pour de bon.
— Hé !
Attends !
Claudia regarda autour d'elle.
Mais l'oiseau avait disparu.
Comme par magie.
— Étrange...
Elle s'apprêtait à repartir lorsqu'elle remarqua quelque chose.
Sur la pierre.
Une gravure.
Presque effacée par le temps.
La princesse essuya doucement la mousse.
Puis son cœur rata un battement.
La gravure représentait un arc-en-ciel.
Un magnifique arc-en-ciel.
Avec huit couleurs parfaitement dessinées.
Et au centre...
Une étoile.
Claudia resta immobile.
Pourquoi ce symbole lui semblait-il si familier ?
Pourquoi avait-elle l'impression de l'avoir déjà vu quelque part ?
Elle ne parvenait pas à l'expliquer.
Mais une étrange sensation grandissait dans sa poitrine.
Comme un appel.
Comme un secret.
Comme une promesse.
Puis un nuage passa devant le soleil.
Une ombre traversa le jardin.
Et lorsque la lumière revint...
Un véritable arc-en-ciel apparaissait dans le ciel.
Immense.
Magnifique.
Plus brillant que tous ceux que Claudia avait vus jusque-là.
La jeune princesse leva les yeux.
Et pendant une fraction de seconde...
Elle eut l'impression que l'arc-en-ciel brillait uniquement pour elle.
Par Alexandre Gedda · 15 mai 2026 · 3 min de lecture
Tous les parents le savent : l'heure du dodo peut vite devenir un calvaire — pour les enfants comme pour nous.
Le rituel du soir, lui, est sacré : c'est lui qui apaise nos petits avant la nuit. On a tous raconté des histoires, joué, échangé… mais nos bambins en redemandent, toujours.
Et soyons honnêtes : qui n'a jamais eu marre de raconter, pour la centième fois, la vie des princesses de Disney, de rejouer aux 7 familles ou de relire la même bande dessinée ? Tout cela est merveilleux — mais on en fait vite le tour. Connaître par cœur la vie de toutes les princesses à la place de la sienne, ça va un moment.
Un soir, j'en ai eu marre
Alors j'ai improvisé. Une histoire, totalement inventée, qui me sortait de la tête. Il fallait que je trouve quelque chose pour ma fille — sinon la fatigue d'une longue journée de travail allait prendre le dessus, et la mission « dodo » échouer. Ma fille a adoré.
En allant me coucher à mon tour, je me suis dit : « Tiens… c'est pas mal, en fait. On peut peut-être aller plus loin dans le délire. » Les jours ont passé, et avec eux est née, petit à petit, une histoire pleine de couleurs — légère, mais remplie de mystère et de bienveillance. Prisma.
« Avant d'être une saga, Prisma est d'abord une histoire pour ma fille. »
Donner forme à l'histoire
Avoir une histoire en tête est une chose ; la structurer en huit tomes cohérents en est une autre. Je me suis appuyé sur les outils d'aujourd'hui pour trier mes idées, garder un fil rouge du début à la fin, et donner forme à ce que je ressentais — car transmettre des émotions n'est pas toujours simple.
Mais une question, elle, ne m'a jamais quitté, à chaque idée et chaque page : « Est-ce que ma fille va comprendre ? » C'est elle qui a guidé chaque choix, jusqu'à ce que la saga prenne enfin sa forme finale, pleine de couleurs.
Pour elle
Aujourd'hui, je suis fier d'avoir mené cette saga jusqu'au bout. Mais Prisma, avant d'être une histoire pour tous les enfants, c'est d'abord une histoire pour la mienne. Pour ma fille, que j'aime.
La saga
Prisma — 8 tomes, dès 8 ans
Une aventure pleine de couleurs, de magie et de bienveillance.
Par Alexandre Gedda · 12 juin 2026 · 3 min de lecture
Tout a commencé sans prévenir. Un jour, une histoire est arrivée dans ma tête — comme ça, venue de nulle part.
Je n'ai pas vraiment décidé de l'écrire : elle s'est imposée. Alors j'ai commencé à la développer, en couchant des idées par-ci, par-là, dès qu'elles passaient.
Le plus étrange, c'était la nuit. Je me réveillais, et les idées fusaient — des scènes, des répliques, des détails qui s'emboîtaient soudain. Je les notais avant de les oublier. Résultat : au petit matin, j'étais épuisé, j'avais à peine dormi. Mais l'histoire, elle, avançait. Puis j'ai pris mon temps : plusieurs mois, pour la peaufiner, mot après mot.
Un livre court, par choix
J'adore lire. Mais soyons honnêtes : parfois, on a juste envie d'un livre qu'on peut finir vite. Trois cents pages, ça peut sembler long — et ça décourage bien plus de monde qu'on ne le croit.
Alors je me suis dit : pourquoi ne pas écrire un livre très court, qui va droit au but ? Un roman que tout le monde peut lire rapidement, sans se laisser intimider par l'épaisseur ou le nombre de pages. C'est devenu le cœur de Mon jour noir intime : un thriller intense, qu'on lit d'une seule traite, en une soirée.
« J'avais une histoire dans la tête. Alors pourquoi ne pas la partager ? »
Un peu de moi dedans
Pour la partie qui se déroule au lycée, je me suis inspiré du mien. Il y a, dans ces pages, des couloirs et des coins que j'ai vraiment connus.
Et il y a une ironie que j'aime bien : à l'école, je n'ai jamais aimé les cours de français. Je préférais, de loin, les mathématiques. Aujourd'hui… j'adore écrire. Manier les mots, la langue, le rythme d'une phrase. Comme quoi, on ne sait jamais où nos passions finiront par nous mener.
Un pari, tout simplement
Au fond, ce livre, c'était un pari personnel. J'avais une histoire en tête — alors pourquoi ne pas aller au bout, et la partager ? Je l'ai fait.
Et si vous le lisez, j'espère seulement une chose : qu'il vous tienne éveillé un peu plus tard que prévu.
Le roman
Mon jour noir intime
Un thriller psychologique court et intense — à lire en une soirée.